C’est l’une des résolutions prises lors de la session de dialogue constructif entre les membres du gouvernement et les représentants syndicaux, tenue le 26 mars à la salle des actes de l’École nationale supérieure Polytechnique de Yaoundé.
La date du 17 avril a été proposée par le ministre du Travail, Grégoire Owona, et validée par les représentants syndicaux pour officialiser la signature de cette convention collective. Cette avancée découle d’un processus de dialogue intensif qui a duré plusieurs heures, ponctué de débats parfois houleux, mais toujours dans le respect des règles de la législation du travail. La convention collective vise à encadrer les relations professionnelles des enseignants du privé en définissant de manière claire leurs droits, obligations et conditions de travail. Cela permettra notamment d’assurer une meilleure régulation des salaires, des horaires, ainsi que des avantages sociaux pour ces travailleurs souvent laissés pour compte dans les discussions sur les conditions de travail dans le secteur éducatif.C’est un moyen de mieux structurer leur profession, de garantir une protection juridique à ses membres et de répondre à leurs préoccupations majeures, telles que la précarité de l’emploi et les salaires insuffisants.
En définissant des critères et des normes spécifiques, la convention représente un pas important vers une reconnaissance officielle et une amélioration des statuts des enseignants du privé. Cette initiative a été longuement attendue par les enseignants du secteur privé, qui ont exprimé à plusieurs reprises leurs préoccupations concernant leurs conditions de travail et leurs droits professionnels.Les autres conditions qui pourraient conduire à la suspension du mot d’ordre de grève du 21 avril 2025 sont l’entame des discussions sur un statut particulier pour les enseignants et la transmission du rapport du dialogue constructif au Chef du gouvernement.Sur les 12 points inscrits à l’ordre du jour, l’un a porté sur le débat autour du statut des enseignants. Ceux-ci se sont vus accorder un “statut particulier”, distinct du statut spécial. Les syndicats se sont engagés à soumettre une proposition détaillée au ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative d’ici le 31 mars 2025.
Parmi les autres résolutions importantes, la gestion des arriérés de paiement des indemnités des enseignants pour les examens du Baccalauréat et du GCE Board a également été abordée. Le gouvernement a promis que ces paiements seraient régularisés dans les plus brefs délais, avec un règlement attendu dès le 31 mars 2025 pour les arriérés du GCE Board. De plus, des mesures ont été prises pour alléger les charges financières liées à l’évaluation des examens de fin d’année. Enfin, la mise en place d’un dialogue constructif annuel a été bien accueillie par les syndicats, qui ont souligné l’importance de poursuivre ces échanges pour maintenir un climat social apaisé.Le gouvernement a d’ores et déjà pris des mesures concrètes pour améliorer la situation des enseignants, telles que la dématérialisation des procédures d’intégration, la suppression des avances de solde et la mise en place d’une contractualisation des enseignants à partir de 2025. Ces avancées, combinées à la signature imminente de la convention collective, marquent une étape significative dans l’amélioration des conditions de travail des enseignants au Cameroun.